Communauté de communes : le mariage forcé de la Roya et du Mentonnais

On savait déjà que le « président de la Métropole » traitait les aspirations de la Roya par le mépris.  Avec le nouveau préfet, sensible aux désirs des habitants de la vallée, le dossier semblait prendre un  nouveau chemin. Las, c’était sans compter sur la volonté hégémonique de Christian Estrosi.

Tende, l'un des cinq villages concernés

Tende, l’un des cinq villages concernés

Il se passe toujours quelque chose grâce à Christian Estrosi et Eric Ciotti. Nous évoquions il y a déjà plus d’un an « une curieuse conception de la démocratie », ainsi que le déni et le mépris dans lequel étaient tenus élus et citoyens de la vallée de la Roya qui désiraient une communauté de communes à leur image et non pas leur dilution dans un vaste conglomérat incohérent, au service des ambitions du maire de Nice.

Depuis le temps a passé. Des élections ont eu lieu. Une nouvelle majorité dirige. Un nouveau préfet est nommé dans les Alpes-Maritimes et le dossier semblait prendre un nouveau chemin.

Une joie de courte durée
Comme Nice-Matin le faisait remarquer dans son édition du jour « les irréductibles petits villages gaulois de la Roya – Breil, Saorge et La Brigue – ont, semble-t-il, convaincu Christophe Mirmand (le nouveau préfet des Alpes-Maritimes) de la justesse de leur combat. Ils voulaient vivre leur vie à cinq avec Tende et Fontan, le préfet leur dit banco ! ». Tout se présentait bien au point que « les maires des trois communes concernées s’en seraient même étranglés… de joie ! »

C’était sans compter sur nos duettistes préférés, qui après avoir quitté, pour peu de temps la grisaille parisienne et les problèmes de la famille UMP ont profité de leur présence à la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) pour voter l’intégration de la vallée de la Roya à la communauté d’agglomération… de la Riviera française, faisant fi des aspirations des habitants.
Ceux-là même qui accusent le clan adverse de l’UMP de mensonge et de « coup de force » appliquent à la lettre ce qu’ils reprochent aux autres.

A noter que ce mariage contraint à l’est du département n’est pas le seul : à l’ouest, pour le pays grassois, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Après avoir créé à marche forcée la première Métropole de France, Christian Estrosi et Eric Ciotti continuent d’unir les communautés de communes comme bon leur semble et souvent contre l’avis des premiers intéressés.

Toujours la même curieuse conception de la démocratie.

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