La Cité de la Baie des anges, un street movie

signatureA l’occasion de l’exposition à la galerie Maud Barral de Nice, Gilbert Pedinielli sort un livre, « La Cité de la Baie des anges », retraçant une rencontre imaginaire entre l’auteur et le mythe. Mode d’emploi.

expo

« MM, le port, le cinéma, les anges, Nice et moi

Avec une série inédite de photographies/peintures/collages/montages, Gilbert Pedinielli met en scène une fiction véridique dans une exposition chez Maud Barral.  A cette occasion, il publie un livre illustré, sous-titré a street movie, dans lequel l’image implique le texte et inversement.

La visite de MM, en juillet 1962, a pour origine les trous dans le calendrier de la star à cette période.  L’aventure inventée parcourt les sites de La Cité de la Baie des Anges aimés de l’artiste.  Il les identifie, les photographie, les situe dans son passé et y introduit le personnage.  Après l’exploration du mythe, objet d’un travail antérieur, l’artiste dévoile ses quartiers à la vedette américaine en même temps qu’il atteste la rencontre de l’Ange de la Visitation et Nice.

Cette dernière proposition plastique et l’édition de la nouvelle reprennent les thèmes de la mémoire, des films vus, des icônes sublimées, de sa ville, de ses proches, sujets mal effacés, tordus, triturés, oubliés, brûlés par cinquante ans de vie artistique et autre…

La première partie du texte fait son cinéma, sur joué, réapproprié dans un imaginaire à la fois collectif et singulier, et la seconde  aborde une réalité autre du septième art, restituée et mise en regard, qui tente d’en capter de nouvelles bribes.

Dans une approche distancée, lointaine, emplie de préjugés, de tamis, de significations diverses, le street movie se fait jeu de piste confrontant un conte à dormir assis à la cité d’hier et au langage d’aujourd’hui ponctué de dialogues rappelant la V.O. des ciné-clubs.  Un mot peut changer de contenu suivant l’intonation, la prononciation, la situation; un lieu peut aussi évoquer une sensation, une projection selon l’époque, la solitude choisie ou les rencontres improbables.

Dans les 33 pièces, Gilbert Pedinielli procède au découpage et montage de ses propres épreuves originales dans lesquelles il met à échelle des représentations de M.M. peu publiées. Collages de noir et blanc et couleur, rehaussés de peinture, de  crayon, d’encre de chine, décalant le naturalisme de la photo. Les œuvres de format A3, uniques, sont présentées dans un encadrement identique facilitant la lecture immédiate.

L’héroïne ne voulait pas être reconnue.  L’auteur n’entendait pas se lancer dans un road movie ni même un moyen métrage qui, eu égard au statut de la jeune femme, l’auraient ridiculisé.  Dans La Cité de la Baie des Anges,  le texte et l’image fonctionnent sur un même principe d’engrenage de précision.  En faisant coïncider une première vérité et une deuxième, l’auteur créée un récit plausible. Soyez réalistes, demandez l’impossible. En unissant fiction et faits filtrés, l’artiste nous le donne en partage. »

Galerie Maud Barral.
16 Quai des docks
06300NICE
contact@galerie-maud-barral.com
04 93 07 84 25
Site web : www.galerie-maud-barral.com

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