Vaisseaux

Un soir d’été dans la chaleur brumeuse,
je rêvais aux blanches caravelles qui plus loin
dans le poème s’appelaient Vaisseaux.

Texte et photo : Gilbert Pedinielli

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5 commentaires pour Vaisseaux

  1. Jacques du Centre Ville dit :

    Et, penchés à l’avant de blanches caravelles,
    Ils regardaient monter en un ciel ignoré
    Du fond de l’Ocean des étoiles nouvelles.

  2. angela delmont dit :

    S’il vous plaît, Jacques du Centre Ville, de quel poème sont extraits ces trois vers qui me font rêver, et qui en est l’auteur ? C’est tellement beau, tellement simple… Je vous remercie à l’avance.

  3. Jacques du Centre Ville dit :

    Votre demande m’a fait plaisir et je vous répond
    LES CONQUERANTS
    Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
    Fatigués de porter leurs misères hautaines,
    De Palos de Moguer, routiers et capitaines
    Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.

    Ils allaient conquérir le fabuleux métal
    Que Cipango murit dans ses mines lointaines,
    Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
    Aux bords mystérieux du monde occidental.

    Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
    L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
    Enchantait leur sommeil d’un mirage doré;

    Où, penchés à l’avant de blanches caravelles,
    Ils regardaient monter en un ciel ignoré
    Du fond de l’Ocean des étoiles nouvelles.

    Jose Maria de HEREDIA
    1942 – 1905, né à Cuba, appartient au mouvement poétique des Parnassiens. Ce poème est extrait du recueil « Les Trophées ». Il y a longtemps que je suis tombé dans ce poème et depuis les effets sont permanents !
    Palos de Moguer est le port d’où sont partis les conquistadors, les caravelles de Christophe Colomb. Cipango est le nom par lequel on désignait la Chine, que ces braves espagnols pensait aller trouver

  4. angela delmont dit :

    Merci infiniment, Jacques du centre ville, de m’avoir répondu si vite et en plus, de m’avoir offert le poème tout entier. Il est magnifique, je ne sais pas pourquoi il me semble respirer au même rythme que les longues vagues de de l’océan. Je vais le mettre dans le dossier « bibliothèque » où je classe ce que j’aime le plus.

  5. Jacques du Centre Ville dit :

    Vous avez raison, angela delmont, c’est là le miracle de l’alexandrin: dans le temps de le lire, il permet une inspiration et une expiration et donc ce « mouvement nautique », si je puis dire

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