L’unité est une lutte fratricide !

Dans les Alpes maritimes,  les dynamiques, clairvoyantes  et courageuses «forces de gauche » partent en campagne pour les législatives chacune pour soi… Résultat ?

Au deuxième tour des législatives on risque d’avoir à choisir  entre voter Ciotti ou Peyrat dans la 1ère … entre Estrosi et le FN dans la 5ème,  à Menton ce sera entre Guibal et le FN (grâce à la présence de Cherki !). Dis- moi Monsieur, qui choisir s’il y a deux tours dans la 4ème  entre Lionel Luca et le FN ?

Bref, le calcul le plus primaire montre que l’émiettement de candidatures au 1er tour provoque mécaniquement la disparition presque partout des candidats  de la gauche, au sens large du mot, pour le second tour…

La maigre consolation est  qu’il est vraisemblable (sauf dans la 3ème à Cannes, la 7ème à Antibes, la 6ème à Saint-Laurent-du-Var ou encore la 9ème au Cannet) que moins de la moitié des neuf députés sortants UMP seront réélus au premier tour.. Cà me fait una bela gamba !

Tout était pourtant écrit : au deuxième tour ne restent candidats que ceux qui au premier tour ont dépassé 12,5 % des électeurs inscrits. Comme il va y avoir autour de 40 % d’abstention (chiffre moyen en 2007 chez nous), seuls ceux qui auront obtenu plus de 20 à 22 % de voix des votants pourront être présents…

Faisons un rêve : Il aurait pu y avoir des triangulaires partout entre le sortant, le FN et un candidat  unique de rassemblement, à condition d’un accord local de candidature unique  dans chacune des neufs circonscriptions du département entre le PS, le Front de gauche, les écolos/verts, le PRG et d’autres bonnes volontés !

C’est  au contraire la grande parade des « ego » ! On est en 2012 ! On n’a rien appris ? Regardez les listes de candidats : 16 dans la troisième circonscription, 11 là-haut pour «combattre» Estrosi : en tout 94 candidats, plus de 10 par circonscription…

Le 17 juin  aucune excuse ni alibi, ni tentative d’explication ne sera acceptée : « C’est pas notre faute, c’est les autres ! » Cà me déprimera encore plus !

Répondez-moi : que faire ?

Mes seules consolations :

1/ heureusement que le pastis et lou souleou mi fa canta..

2/ un beau proverbe argentin «Ni el diablo me quitara lo bailado ! » (Même le diable ne m’enlèvera pas ce que j’ai dansé !)

3/ Mais ça me paraît très égoïste ça….

Alban du Montalban


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2 commentaires pour L’unité est une lutte fratricide !

  1. @lpha dit :

    Pour moi, il est évident que si au 2° tour il y a affrontement entre : UMP et FN ; FN véritable et FN contrefaçon ; vrai UMP et faux UMP ; UMP (vrai ou prétendu) et « nouveau centre » ; droite contre droite (extrême ou pas)… je ne voterai pas !
    Pour prendre en compte les désirs des électeurs qui ne trouvent pas dans les candidats en présence une attirance, le vote blanc devrait être reconnu et comptabilisé dans les suffrages exprimés, ainsi on verrait clairement avec quel faible pourcentage sont élus ceux qui se prétendent « représentants du peuple ».
    Quand notre département se libérera-t-il, un peu, de l’emprise totale du joug de la droite (plus ou moins extrême sans oser vouloir le dire) et qui nous pourrit la vie ?

    • Lazare dit :

      Je partage les inquiétudes d’Alban et je comprends le choix du vote blanc d’@lpha dans la configuration qui nous est laissée par des tactiques, pratiquement « identitaires »: se retrouver entre militants et compter ses voix pour évaluer la progression de l’influence de son groupe dans l’électorat local . Quelle tristesse de voir dans nos circonscriptions cet éparpillement de voix de gauche déjà inutilement perdues. Où trouver l’efficacité politique dans le choix de la division?
      Nice, comme le confirme chaque élection, est une ville majoritairement de droite et d’extrême-droite. L’éventualité de faire basculer une circonscription ne peut s’envisager que, comme le rappelle Alban, dans une triangulaire. 1. Pourquoi se prive-t-on de « l’analyse concrète d’une situation concrète »? 2. Quand saura-t-on en tirer les leçons? Evidemment, inutile de se poser la question 2 si on ne résout pas le problème posé par la 1.
      Ces pratiques politiques découragent l’électorat de gauche et risquent de l’inciter à un fatalisme démobilisateur: Nice sera toujours à droite, on n’y peut rien.
      Non! Nous existons. Eparpillés certes, mais présents. Intervenons dans le débat pour obtenir une politique de gauche unie face à une droite installée, arrogante et vindicatrice (voir le cas de la Bourse du Travail)

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