On a voulu voir Sarko et on a vu… des flics.

Coincés une heure sur la Prom, en plein vent, la seule chose à faire était de discuter. Même avec les flics chargés de nous empêcher de passer.

« Vous avez votre carte de l’UMP ? Non ? Alors vous ne passez pas. » Ah bon… Arrivés par le côté est, nous sommes arrêtés à environ 200 mètres du bâtiment. Barrières sur la Prom, flics en civil par dizaines, y compris sur la plage. Un no man’s land de plusieurs centaine de mètres est érigé.

« Moi, non plus, remarquez, mais moi je travaille , continue mi figue-mi raisin le policier en civil nous repoussant donc de l’autre côté de la barrière, côté gueux, dépourvus du  précieux sésame pour accéder au « carré VIP » (il paraît que c’est comme ça que cela s’appelle) dédié au « bain de foule » de Sarkozy. Oui, parce que, on a l ‘habitude maintenant mais c’est toujours bien de le rappeler, quand Sarkozy prend un bain de foule, c’est avec des militants UMP. Toucher les mains du peuple, certes mais de préférence de celles qui ont  fait allégeance.  En plus ici, elles ont de fortes chances d’être emperlousées et bordées de fourrure.

Un autre flic en civil, mais qui l’est beaucoup moins que son collègue, bombe le torse pour empêcher le photographe du Patriote de le prendre en photo. Il est grand avec une grosse voix, mais on se demande tous ce qu’il pourrait faire en face du très respectable monsieur aux cheveux blancs qui le tient dans son objectif.

Militants UMP quittant le carré V.I.P.

Alors on attend, on regarde le groupe d’UMPistes qui attend aussi. On rigole en voyant Auguste Vérola, adjoint d’Estrosi, appelé à la rescousse par une poignée de désespérés : ils ont oublié leur carte et le policier pas civil les empêche de passer. Pas de bras, pas de chocolat. Ils ont pourtant expliqué qu’ils étaient les gentils de l’histoire, mais rien à faire. L’adjoint mettra une bonne dizaine de minutes à convaincre que les fausses blondes à fourrure font bien partie de la bande. Il obtiendra gain de cause. Vu de Garibaldi, on est à deux doigts d’aller protester contre ce traitement de faveur injuste. Mais on avait oublié nos visons.

On finit par engager la conversation avec un représentant des forces de l’ordre : « vous n’avez pas l’impression que c’est un peu beaucoup le déploiement, là ? »  Difficile de lire quelque chose derrière les lunettes de soleil, mais la réponse tombe : « ouais, en plus, quand on est là, on n’est pas ailleurs… » Et la RGPP, le non-remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite, vous en pensez quoi « Ça nous concerne aussi. » On enfonce un peu le clou, histoire de… « Vous ne préfèreriez pas avoir plus d’effectifs et mieux déployés pour assurer vos missions ? ». Haussement d’épaule « C’est clair »….

Confisquées les pancartes !

Bon, on insiste pas. On est loin , on voit rien et il y a du vent. En revanche, côté Ouest, c’est plus rock’n roll. La petite manif organisée in extremis par le Front de gauche se fait moins gentiment recevoir si l’on en croit le reportage de France 3  et les images sur le blog de Gérard Piel.  Disproportionné, on vous disait.

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Un commentaire pour On a voulu voir Sarko et on a vu… des flics.

  1. Alban du Mont Alban dit :

    Aujourd’hui, dimanche il fait beau et l’air est bien léger !
    C’est parce qu’ils sont tous partis à Villepinte…

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