Comment devrons-nous appeler Christian Estrosi ?

C’est la question que l’on peut se poser au regard de ce qui se met en place dans le département. Entre les multiples bâtons glissés dans les roues de l’opposition et la mise en place de la future Métropole, quelques raisons de craindre la mise en place d’une nouvelle baronnie sur la Côte d’Azur.

Après être passé en force sur le nouveau schéma d’intercommunalité, le chef / responsable/président des Alpes-Maritimes (envoyez-nous vos propositions de nom, parce nous, on sèche) a remis ça en Conseil Communautaire. Lundi, les élus ont eu la surprise de trouver sur leur bureau le dossier du protocole de partenariat 2011-2026 pour l’Eco-Vallée. A voter sans aucune concertation préalable.

Il semblerait que le maire de Nice ne supporte pas la contradiction et qu’il considère que lui seul puisse avoir raison. 112 communes opposées à un projet ce n’est pas grave, des dossiers portant sur l’éco-vallée remis au dernier moment avant un vote non plus. A l’exemple de son maitre en politique, il ne considère l’opposition que comme un petit inconvénient à balayer d’un revers de la main.

Notre propos n’est pas de remettre en cause la démocratie et les élections qui ont porté M. Estrosi à la tête de la ville et du département. Mais pourquoi une telle peur de la contradiction alors que le futur Président de la nouvelle « Métropole Nice Côte d’Azur »  dispose d’une majorité absolue dans toutes les instances qu’il dirige?

Derrière ces manœuvres, l’édile de la ville veut-il cacher la réalité de ces nouveaux découpages administratifs ? La fin des Conseils Régionaux et Généraux, remplacés par un Conseil Territorial, va-t-elle tant redistribuer les cartes politiques en 2014 qu’il faille en toute hâte créer de nouvelles structures sans demander leur avis aux citoyens ?

Peut-être veut-il détricoter ce qu’avait créé Napoléon III (dont il est un grand admirateur), qui en 1860 avait obtenu le Comté de Nice en  échange de son aide à l’Italie. En effet, la future « Métropole Nice Côte d’Azur »  a de furieux airs de ressemblances avec cet ancien Comté.

Une dernière question se pose : quid du grand vizir ?
En cas de victoire de la gauche à la présidentielle et aux législatives qui suivront, Eric Ciotti verrait ses ambitions nationales ramenées à zéro ou presque. Et c’est bien connu il ne peut pas y avoir deux coqs dans le même poulailler.

Publicités
Cet article, publié dans A droite toute !, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 commentaires pour Comment devrons-nous appeler Christian Estrosi ?

  1. Lazare dit :

    Dans ma réponse du 20/12 à Alban, j’avais brièvement évoqué ces problèmes et même trouvé un surnom dérisoire et même pas drôle au chef suprême. J’évoquais aussi un rêve, une utopie, mais a-t-on encore ce droit aujourd’hui? Est-ce que MMPZ en a pris connaissance?
    Lazare

  2. Alban du Mont Alban dit :

    Bravo pour la démonstration !
    Christian Estrosi a parfaitement bétonné sa Métropole Nice Côte d’Azur et son budget. Il est désormais indéboulonnable et a pratiquement pris son indépendance de la Région PACA et du Conseil Général qui ne gardera qu’une portion congrue de ses pouvoirs actuels.
    Pour ma part, moi qui ne lit que Nice Matin, voici ce que j’y ai trouvé (citations textuelles) jeudi 15 décembre à l’occasion d’un grand dossier sur les prochaines législatives. Eric Ciotti y est qualifié de «force montante de la galaxie sarkoziste… » et aussi de « concepteur de campagne de Nicolas Sarkozy… ». Alors que Christian Estrosi n’est gratifié que du titre « d’ancien Ministre » Cela dit, pour les législatives, «Il est sur un boulevard dans la 5ème circonscription taillée sur mesure..… le désamour des français pour tout ce qui touche de près ou de loin à Nicolas Sarkozy ne semblant pas pour l’instant atteindre son ami Christian Estrosi ».
    De son côté, Eric Ciotti, député sortant, va se trouver dans une position difficile dans la 1ère circonscription de Nice Centre et Est (celle de la place Garibaldi et des alentours… !). En effet on y retrouvera sans doute tous les poids lourds locaux : Patrick Allemand pour le PS, Jacques Peyrat pour l’Entente républicaine ainsi que le communiste Robert Injey pour le Front de gauche et Michel Cotta fraichement dissident du FN qu’il dirigeait pourtant aux cantonales ! Çà en fait du monde pour un fauteuil…
    Notre jeune Vizir semble donc pour le moment aspiré par la capitale, laissant toute la place au Grand Calife qui va régner seul sur notre belle Métropole NCA (qui curieusement reprend un peu les contours de l’ancien Comté de Nice) à partir du 1er janvier 2012. Il ne restera alorsi qu’un crocodile dans la baignoire….
    A suivre !

  3. Ping : Du “motodidacte” à l’autocrate ? | Vu de Garibaldi

  4. Les commentaires de Nice-matin sur la vie politique niçoise ne sont pas parole d’évangile…pour ce que j’en dis, en tant que candidate, la cinquiéme circonscription, même s’il se l’est taillée sur mesure, pourrait bien lui péter dans les doigts…

  5. Ping : Enfumage | Vu de Garibaldi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s