Pour une poignée de dollars

Ben les trouve « insupportables », ce qui leur offre tout de suite un crédit totalement immérité. Les trois membres du Guignol’s Band à l’origine du Festival Manké récidivent cette année. Les 10, 12 et 19 novembre, on va y avoir droit : musique, performance, poésie… Bref des interventions artistiques « qui ne fréquentent le bon goût qu’avec la plus extrême modération » pour une guignolesque 10ème édition.

La vie de Gaspard Malevitch comme si vous y étiez, les hymnes des 15 ex-républiques socialistes soviétiques jouées ENSEMBLE, les Ex Stasi (groupe d’anciens membres de la police secrète est-allemande visiblement sous hallucinogène) offrant un improbable mash up de Kalinka et de Should I stay or should I go … C’était beau, c’était Novembre rouge et c’était l’an dernier. Pour les bienheureux ayant raté ce phénomène artistico-chaotico-soviétique, une session de rattrapage en vidéo est possible par ici et une autre par .

Cette année, l’affiche a rosi et une Marylin transgenre a remplacé l’infâme bolchévique vangoghesque de 2010, signe d’un évident changement de cap politique (la présence signalé de Valdimir Poutine sur scène n’est sûrement pas un hasard). Cependant, il semble manifeste que le Guignol’s Band entend continuer à démontrer avec Oscar Wilde que « l’art médiocre est toujours le fruit de bonnes intentions ». On vous aura prévenu.

PS : nous signalons à nos lecteurs distraits qu’aucun jeu de mot de type « Ne manquez pas le Manké », « Le Manké, à ne pas louper » ou «  « où ai-je mis mon moule à Manké » n’a été utilisé dans ce billet.

PS2 : il n’est pas impossible que nous revenions sur ce Festival avant le 10 novembre.

Osez vous rendre sur le site officiel des Insupportables.

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5 commentaires pour Pour une poignée de dollars

  1. Chollet Denis dit :

    Un peu de fanfare et d’enterrements au son de la Nouvelle Orléans dans trop de classique musical, surtout maquillé en « contemporain »…
    Enfin un vrai regroupement dadaïste pour les prochains candidats aux élections qui oseront leur commander un oratorio. Il parait que les écologistes ont déjà pris contact avec le patron cacophoniste. Longue vie !

  2. je voudrai mon étonnement devant un sacrilège commis sur votre invitation, Transformer M.M. en Barbie barbu est plus qu’une faute de goût, c’est une erreur politique…M.M. avait défendu ELLA qui ne pouvait chanter dans un club de jazz a L.A. d’autre part la mèler à une poignée de dollars et aussi improbable qu’un ustensile sur une table d’opération..
    je ne voudrais pas rester sur une mauvaise « note » sifflante…
    Paix et santé..
    hasta la representaçion sempre..

  3. Georges Nuyssen dit :

    Alors comme ça un autre festival est possible ? Norma Jean nous l’avait déjà prouvé : un autre nom est possible… Mais là c’est vrai qu’elle pique un peu. Merci pour vos encouragements et vos protestations. Pour les distraits, je souligne la singularité de cette proposition : mélange incohérent des genres, anachronisme revendiqué, liberté totale laissée aux artistes (les organisateurs ne prennent pas la peine vulgaire d’écouter à l’avance les projets, non mais des fois), et aucune circulation monétaire dans tout ce binz. C’est beau et effrayant, tout simplement.

  4. Denis Chollet dit :

    La femme à barbe a également des droits et la bande des manké le fait savoir ou entendre. Même les audioprothésistes seront parmi les auditeurs

  5. Jude dit :

    Je n’ai presque jamais manqué un de leurs festivals. Pardon! je l’ai écrit. Outre ce que vous nous permettez de revoir avec jubilation et ce que vous rapportez de Novembre Rouge, je me souviens de l’hilarant entretien avec une personne non identifiable, car déguisée, qui nous a révélé les colossales installations et consommations de formol à Monaco, en 2010, pour recevoir des oeuvres de Damien Hirst. Il y eut aussi un film muet (d’Eisenstein?) sur les conditions de vie avant la Révolution qui m’a laissée sans voix: un sommet de cohérence entre fond et forme. Enfin, Florence est arrivée pour un duo corsico-bolchévique avec Marcel. On en voulait encore mais c’était l’heure de libérer la salle.
    J’en reprendrai une bonne louche dans quelques jours et j’espère que le Guignol’s Band prévoira un enregistrement plus complet que je pourrai revoir et réécouter au cours des longues soirées d’hiver.
    Jude

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